La Vague ~ Sarah Witt [Lecture Photographique]

Du 25 juin au 5 septembre 2020, Sarah Witt présente ‘La Vague’ chez Poltred. Une exposition estivale sur le thème du surf, qui fait voyager les yeux et le corps de plage en plage – de chez elle à Biarritz jusqu’à Siargao aux Philippines où vivait sa petite soeur, en passant par la Baie d’Imsouane au Maroc. Les images de cette série ont été tirées par David Aumer du laboratoire photo Lynx (65 rue Voltaire, Lyon 3).  

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À première vue, la série de photographies présentée par Sarah Witt s’apparente à un voyage vers l’ailleurs. Une évasion en direction d’horizons inconnus, exotiques. 

Un paysage se dessine petit à petit. D’image en image apparaissent des palmiers, un ciel tantôt ténébreux tantôt doux, des atmosphères orageuses puis dégagées de tout nuage, des flots tumultueux soudain bouleversés en délicatesse par la douceur des couleurs laissées par le soleil qui s’envient se coucher, enivré de la chaleur de l’été. 

Puis survient une fascination – pour l’eau, son mouvement, sa puissance – déferlante. Les émotions se bousculent à l’intérieur, les repères se perdent et l’essentiel se retrouve. 

Sur une planche, face à l’immensité qui se dresse devant elle, Sarah capture à la fois le silence du monde éloigné et le grondement de l’océan, les accalmies et les péripéties. Et dans ce frémissement d’opposés, le temps semble comme suspendu, arrêté, ou bien plutôt ralenti… 

La solitude est là, présente. Prise comme la vague, comme dans un corps-à-corps avec les éléments, elle permet la déconnexion au monde et la re-connexion à soi. 

Dans un tremblement intérieur, le spectateur part en exil – c’est un exil de l’âme qui fait naufrage au beau milieu de l’océan déchaîné de sa routine, et vient s’échouer sur les rivages de sa vie. Essoufflé, le coeur est vacillant mais vaillant – il garde le cap

L’exposition ‘La Vague’ par Sarah Witt est, dans ce sens, un véritable appel à réapprendre à saisir l’instant présent comme l’on saisirait une vague, juste au bon moment, armé de patience, de force et de véhémence dans le même temps. 

La fougue au corps et au coeur, les photographies argentiques de la jeune artiste et surfeuse font voguer jusqu’à nous un message presque vital : ne soyons pas impétueux à vouloir absolument presser le temps – laissons venir les choses, laissons venir les vagues, laissons du temps au temps. 

Ce temps d’ailleurs, ces moments perdus dans l’éloignement de chacun, tous ces instants suspendus à la volée d’autres horizons, sont à découvrir ou redécouvrir chez Poltred (54 cours de la Liberté, Lyon 3) jusqu’au 5 septembre 2020 !

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