One Roll #1 chez Poltred [Quick Review]

A l’occasion de son premier anniversaire, la Maison de la Photographie lyonnaise, Poltred, a lancé ONE ROLL, un concours dédié à la photo argentique. Pas de thème imposé, les photographes étaient libres de choisir une pellicule argentique noir et blanc ou couleurs, 120 ou 135, pour s’exprimer. 

Composé de David Aumer du laboratoire Lynx, Inès Bourgeois du webzine KOSMIC, Henri Pierre Marsal, commissaire d’exposition, et Pauline Maret, présidente de Poltred, le jury de cette première édition a délibéré début octobre et annoncé ses lauréats.

Maxime Bastide

A l’honneur, Maxime Bastide d’abord avec sa série ‘Arbres Fontaines’ – la contemplation d’une espèce végétale menacée, un arbre mystère capable de collecter l’eau dans les brouillards qui se condensent sur ses branches. 

Paula Petit

A ses côtés, la série ‘Contre Jour’ de Paula Petit regroupe une suite de photographies prises le soir du 31 août 2019 et rythmées par le mouvement déclinant du soleil jusqu’au crépuscule. “Un autre jour s’éteint. L’été a tout desséché, les rues sont vides, entre ombre et lumière tout semble au seuil, entre vie et mort” s’exprime la photographe sur sa série, qui capture le passage du jour à la nuit et, à travers les ombres qui se créent, la vie végétale et animale. 

Lionel Rault

Le troisième lauréat de ONE ROLL est Lionel Rault avec sa série ‘Géométrie au camping’. Tel un funambule sur le fil du hasard, le photographe se laissent envoûter, envelopper, par les belles lignes qui l’entourent et qu’il finit par immobiliser. “Mais avant  la ligne c’est toujours la couleur qui m’attrape ; au commencement il y a une lumière” explique-t-il.  

Aurélia Behr

Et puis le coup de coeur du laboratoire Lynx, la ‘Génération sacrifiée’ d’Aurélia Behr est une série photographique engagée, un appel à l’aide d’une planète qui s’assèche et d’une génération consciente, inquiète, révoltée aussi, presque déjà trop impuissante face à la négligence et aux voluptés égoïstes de ses aînés.

Ces photographies sont comme des témoins de tout ce qui a disparu, de tout ce qui a été détruit.

Fantomatiques, les sujets masqués des images d’Aurélia Behr évoluent à travers les paysages éteints, pollués, métallisés. Ils sont  non seulement les représentants d’une génération, mais de toute une nature, ‘sacrifiée’, livrée à elle même dans ce no man’s land déjà bien installé…  

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