POLTRED Lyon – Expo Collective [Quick Review]

“Collectionner des photos, c’est collectionner le monde”, écrit Susan Sontag dans son incontournable ‘Sur la photographie’.

Prise par une envie irrépressible de voyager, d’aller voir ailleurs, je découvrais hier l’exposition collective chez Poltred – un petit coin en hauteur presque secret, rempli de pépites de diamants qui font briller les yeux et vriller le coeur.

D’abord sur la route, je fais quelques pauses dans des lieux vides de vie et inconnus, sur la terrasse d’un café, dans un hôtel… je pense à Kerouac en parcourant les photos de la série ‘L’étrange fiction’ de Julien Roche.

Et puis j’ai plaisir à trouver destination à Cuba, où j’erre de photo en photo à travers les yeux de Sarah Witt.

Quelques pas de plus, j’ai quitté l’Amérique et je tombe nez à nez avec ce cliché en noir et blanc de Alexandre Bijoux. Une fenêtre ouverte, des rideaux qui tombent, et une vue sur les toits. Elle me parle – sans trop savoir pourquoi. Elle me rappelle à moi. J’ai l’impression d’y être déjà venue. De retrouver comme un morceau de mon passé qui n’a pourtant jamais existé. Elle m’inspire le calme après la tempête… 

Je re-découvre le bonheur des choses simples et l’envie de danser sans plus penser à rien en admirant le mouvement des corps des images de Julie Cherki, si vivants face à la raideur du béton.

Des corps. Des femmes. Des formes. C’est tout naturellement que mes yeux vont ensuite valser avec la série ‘entre aigreur et délicatesse’ de Lucille Mouret – une belle ode aux courbes féminines, qui ne sont plus des images plastifiées mais des poésies qui s’expriment. Avec pudeur et sensibilité, on se met à nu et puis on joue, on va à l’encontre des diktats de la société – on suit notre propre courant.

Et on atterrit parmi les étoiles. Filantes de montagne en montagne, elles sont parfois cachées derrière le brouillard. Alors je grimpe encore plus haut les cols avec Julien Chambon et me prends à rêver de cette poussière dans le ciel, un peu magique, presque irréelle. Je vis un moment suspendu. Je vole du temps au temps…

“To collect photographs is to collect the world”, Susan Sontag writes in her must-red, ‘On Photography’.

Taken by a sudden urge to travel, to go get lost, I discovered the collective exhibition at Poltred yesterday – an almost secret little corner high up, filled with diamond gems that make the eyes glow and the heart spin.

First on the road, I take a few breaks in deprived-of-life and unknown places, on the terrace of a café, at a hotel… I’m thinking about Kerouac while scanning the photos of Julien Roche’s series ‘L’étrange fiction’ (‘The strange fiction’).

And I feel delighted to then find my destination in Cuba, where I wander from photo to photo through the eyes of Sarah Witt.

A few steps further, I have left America and find myself face to face with this black and white shot by Alexandre Bijoux. An open window, falling curtains, and a rooftop view. It speaks to me – without truly knowing why. It reflects back on me. I am under the impression I’ve been here before. Under the impression I have somehow found a piece of my past that has yet never existed. It inspires me the peacefulness that comes after a storm…

I am rediscovering the bliss that comes from simple things and the eagerness to dance without thinking about anything anymore, as I’m admiring the bodies’ movements in Julie Cherki’s images, so alive facing the rigidity of the concrete.  

Bodies. Women. Shapes. It is all very naturally that my eyes then go waltz with Lucille Mouret’s series, ‘entre aigreur et délicatesse’ (between sharpness and gentleness’) – a beautiful ode to women’s curves, which are no longer plasticised images but poems expressing themselves. With reserve and sensitivity, we lay ourselves bare and we play, we go against society’s diktats – we follow our own flow.

And we land amongst the stars. Shooting from mountain to mountain, they are sometimes hidden behind the fog. So, I’m climbing higher with Julien Chambon and find myself dreaming of this dust in the sky, a little magical, almost unreal. I have stopped time. I’m stealing time from time…

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