“Elles prennent la parole”: The New #GirlPower Documentary

EN – “Elles prennent la parole” (“Girls take the floor” in English): The New #GirlPower Documentary

With more than one billion users, i.e. nearly a third of the world’s Internet users, YouTube has become much more than just a mass phenomenon; it is a real gem of today’s popular culture and a major element of the daily life of the under-30s. Fewer TV dinners and more Netflix & chill nights, and breakfast watching the latest Lola Dubini’s, Natacha Birds’, Coline’s, Solange’s videos, or else, these past few years have witnessed an actual switch in the habits of the new generation.

“Elles prennent la parole” (“Girls take the floor” in English) is a documentary written, produced and directed by Léa Bordier and Lisa Miquet for Les Internettes, which supports and helps grow female YouTubers’ visibility. In the intro, a reminder that in the French channels’ TOP 100, there are only about ten female video makers, among whom the most influential deal with quite stereotyped topics, such as fashion and beauty. What about the others then? Léa and Lisa went meet them. “Elles prennent la parole” gathers the interviews of around fifteen female video makers, who talk about history, science, art, society and politics, cinema, literature, travel, well-being, or even video games, and many other things.

The obstacles 

Throughout sixty minutes, one main message comes out: “YouTube is like a reflection of our society”. Why?

First and foremost because of the question of women’s legitimacy to express themselves on topics, which are “normally not supposed to be their cup of tea”, because they are women, because they are young, and/or because they haven’t necessarily got the diplomas linked to the subjects they’re talking about. In a few words, whether it is in real life or on YouTube, society seems more inclined to believe and trust men rather than women, in fields such as science or history, or also politics, or anything that is considered more intellectual than mascara, red lipstick, and high heels. However, when it comes to the successful beauty YouTubers, they’re very often criticized and qualified as “too girly” and “too superficial”.

It isn’t easy then to come out of it unharmed or almost when you’re a woman. Physical appearance is the second matter of this documentary, which features girls like you and me, everyday girls, girls who don’t often correspond to the beauty standards shown on TV.

Appearances, shapes, hair and skin colors and makeups lead to the third concern mentioned, in other words, sexism and cyber harassment. These young female creatives receive hundreds of comments on their physical appearance daily; far from always being nasty or inappropriate, most of them nevertheless are often if not always off-topic. After all, when we’re talking to you about climate change, veganism, or even about the latest exhibition of Gustav Klimt’s works, which we spent the last two days working on, we kind of don’t care whether or not you think we look pretty on screen. Unfortunately, these comments – positive or negative – spread across the web and outside, and give birth to some sort of “society cancer”, Solange from the channel, ‘Solange te parle’, explains. Despite the laws and diverse regulations in place and similar to the ones in the real world, this type of harassment is still taken way too lightly.

The last word 

But YouTube, it’s pretty nice anyway! “Elles prennent la parole” ends on a positive note, highlighting the great communities that are created and the things that are shared thanks to this platform or others, like Instagram or a personal blog.

“Women can do it”, this is the message these YouTubers want to transmit, thus wishing to inspire change in our still too patriarchal society.

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FR – “Elles prennent la parole”: le nouveau documentaire 100% girl power

Avec plus d’un milliard d’utilisateurs, soit près d’un tiers des internautes du monde entier, YouTube est devenu bien plus qu’un phénomène de masse; c’est une véritable pépite de la culture populaire et élément majeur de la vie quotidienne des moins de 30 ans. Moins de plateaux télé et plus de soirées Netflix & chill et petits-déj devant la dernière vidéo YouTube de Lola Dubini, Natacha Birds, Coline, Solange, ou autres, ces dernières années ont connu un véritable tournant dans les moeurs de la nouvelle génération.

“Elles prennent la parole” est un documentaire écrit, produit et réalisé par Léa Bordier et Lisa Miquet pour Les Internettes, qui se mobilise pour la visibilité des femmes sur YouTube. En en-tête, un rappel que dans le top 100 des chaînes françaises, il y a seulement une petite dizaine de vidéastes féminines, dont les plus influentes abordent des sujets plutôt stéréotpés féminins, tels que la mode et la beauté. Et les autres alors? Léa et Lisa sont parties à leur rencontre.”Elles prennent la parole” compile les interviews d’une quinzaine de vidéastes françaises traitant de sujets comme l’histoire, la science, l’art, la société et la politique, le cinéma, la litérature, les voyages, le bien-être, voire même les jeux vidéos, et tout plein d’autres choses.

Les obstacles 

Au travers de soixante minutes, un message principal ressort: “YouTube est comme un reflet de notre société”. Pourquoi?

Tout d’abord à cause de la question de la légitimité des femmes à s’exprimer sur des sujets qui ne leur sont pas attribués “en temps normal”, parce qu’elles sont femmes, jeunes, et/ou qu’elles n’ont pas nécessairement de diplômes liés aux sujets qu’elles abordent. En quelques mots, que ce soit dans la vie réelle ou bien sur YouTube, la société semble plus encline à croire les garçons que les filles, à faire confiance aux garçons plutôt qu’aux filles, dans des domaines comme la science ou l’histoire, ou bien encore la politique, ou tout ce qui est jugé plus intellectuel que le mascara, le rouge à lèvre, et les escarpins. Cependant pour les YouTubeuses beauté qui réussissent, elles sont souvent critiquées et qualifées de “trop girly” et “trop superficielles”.

Pas facile facile donc de s’en sortir indemne ou presque quand on est une femme. L’apparence est le deuxième point abordé dans ce documentaire, qui met en avant des filles comme toi et moi, des filles de tous les jours, des filles qui ne correspondent souvent pas aux standards de beauté diffusés à la télé.

Des apparences, des formes, des couleurs de cheveux et de peaux, et des façons de se maquiller qui conduisent à un troisième problème, celui du sexisme en ligne et du cyber-harcèlement. Ce sont des centaines de commentaires quotidiens sur leur apparence que recoivent ces jeunes créatrices; loin d’être toujours désagréables ou déplacés, la plupart sont néanmoins souvent voire toujours hors-sujets. Après tout, quand on te parle de changement climatique, de véganisme, ou bien encore de la dernière expo Gustav Klimt et qu’on a passé les deux derniers jours à travailler sur le sujet, on en a un peu rien à cirer que tu nous trouves jolie ou pas face caméra. Malheureusement, ces remarques – qu’elles soient positives ou négatives – se propagent sur la toile et en dehors, et donnent en quelque sorte naissance à un “cancer de la société,” explique Solange de la chaîne ‘Solange te parle’. Malgré les lois et diverses régulations en place et similaires à celles dans le monde réel, ce type de harcèlement est encore bien trop pris à la légère.

Le mot de la fin 

Mais YouTube, c’est tout de même chouette! “Elles prennent la parole” finit sur une note positive, en mettant en avant les jolies communautés qui se créent et partages qui ont lieu grâce à cette plateforme ou bien d’autres, comme Instagram ou encore un blog personnel.

“Les femmes peuvent le faire”, c’est le message qu’ont voulu faire passer ces YouTubeuses, souhaitant ainsi inspirer le changement dans notre société encore beaucoup trop patriarchale.

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