A summer photography exhibition

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EN

‘A photograph is a fragment of time that will never come back.’ – Martine Franck

Last summer, the artistic centre of my hometown hosted a photography exhibition, inviting its audience to travel, to discover, and calling on all the curious folks and dreamers of new horizons out there to come admire some wonderful photographs, worth those of some professional photographers!

They all offer a unique and different experience to visitors, taking them to their own and very dear universe, spirit and heart.

So let’s find out more about these photographers, who travelled more or less far from the continent, who met people who left a handprint on their life and made them change the way they see things, and who would have more than one person shut up – those who don’t get out of their comfort zone, those who say ‘ this is how it is and nothing will ever change’.

To them, to their talent, and to their adventures!

FR

« Une photographie, c’est un fragment de temps qui ne reviendra pas. » – Martine Franck

Cet été, la grande halle des Ateliers du Jour a accueilli une exposition photos amateurs, qui invite au voyage, à la découverte, et appelle tous les curieux et les rêveurs d’autres horizons à venir se recueillir devant quelques magnifiques clichés, dignes de professionnels !

Tous offrent aux visiteurs une expérience unique et différente, les plongeant dans ce qu’il leur est de plus cher, dans leur monde, dans leur esprit et dans leur cœur.

Partons à la découverte de ces photographes, qui ont voyagé loin ou à proximité, qui ont fait des rencontres marquantes qui ont changé leur vie et leur façon de voir les choses, et qui cloueraient bien le bec à ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ceux qui disent que « c’est comme ça et que l’on ne peut rien changer ».

A eux, à leur talent, et à leurs aventures !

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* Vali FAUCHEUX *

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Photography to raise awareness 

‘In general, she focuses on social reporting in Asia and in France (…). She wants to raise awareness about certain topics, such as the refugees’ living conditions, (…) immigrants ‘hosting, violence against women as well as against minors, paternity, etc.’

Her exhibition about Mayotte tells the story of Djam’s, a young isolated teen, who grew up without his mother, a 17-year-old artist she met on this island, and who uses words instead of violence to yell his rage. In his eyes, one can see revolt, contestation, but also fear and sadness…

In the foreword of her portfolio, Vali FAUCHEUX explains her meeting with Djam’s…

‘Vali FAUCHEUX, photojournalist, remembers this 6th June when her path crossed that of this starving Ajouan artist… A 17-year-old isolated minor humming the texts of French rap singer LIM. (…) In his house made of tin, in Mamoudzou, Djam’s delivers his own story in the form of rap music… to puke his hatred of justice and of Mayotte’s police.

Since his mother was ‘taken away from him’, after 10 years of life on this bit of France, he survives. Without any adult nearby.’

‘He then falls into the ‘haram’, delinquency, and rebels against institutions. This group leader calms his hunger with alcohol, weed, and even cultivates hope, before being expelled at 18, screwing everything, and the ‘schmitts’ in particular. But the love for his mother makes him stop his way to hell. But how?’

‘Djam’s is one of the victims of an intensive and expeditious policy, consisting in the taking back to the frontier since 2005. In a complete silence, a humanitarian bomb is exploding. And Djam’s writes ‘Tell them’… a scream full of interrogations towards the open sea.’

La photographie pour sensibiliser 

« Son regard se porte vers des reportages sociaux réalisés en Asie et en France (…). Elle veut sensibiliser l’opinion sur des sujets, tels que le statut et les conditions de vie des réfugiés (…), l’accueil des immigrés, la violence sur les femmes mais aussi sur les mineurs isolés, la paternité, etc. »

Son exposition sur Mayotte raconte l’histoire de Djam’s, un jeune adolescent isolé, grandissant sans sa mère, un artiste de 17 ans qu’elle rencontre sur cette île, et qui utilise les mots plutôt que la violence pour crier sa rage. Dans ses yeux, on lit la révolte, la contestation, mais aussi la peur et la tristesse…

En avant-propos de son portfolio, Vali FAUCHEUX explique sa rencontre avec Djam’s…

« Vali FAUCHEUX, photoreporter, se souvient entre autre de ce 6 juin où sa route a croisé celle de cet artiste anjouanais famélique… Un mineur isolé de 17 ans fredonnant d’un souffle les textes du rappeur français LIM. (…) Dans son Banga de fortune (maison de tôle), à Mamoudzou, Djam’s y slame personnel… Pour vomir sa haine de la justice et de la police mahoraise.

Depuis qu’on lui « a volé sa mère », après 10 ans de vie sur ce bout de France, il survit. Sans adulte relais. »

« Il tombe alors dans le « haram », la délinquance, et se rebelle contre les institutions. Ce chef de bande noie sa faim dans l’alcool, le shit, et nourrit même l’espoir, avant d’être expulsé à 18 ans, de tout « niquer » et surtout les « schimtts ». Mais l’amour maternel le pousse à stopper cette descente aux enfers. Mais comment ? »

« Djam’s est l’une des victimes d’une politique intensive et expéditive de reconduite à la frontière menée depuis 2005. Dans un silence radio, une bombe humanitaire déchante. Et Djam’s écrit « Dis-leur »… un cri d’interrogations vers le large. »

Bande annonce Dis-leur ©Vali from Vali Faucheux Photo reporter on Vimeo.

Dis-leur, quand ma mère a été expulsée de Mayotte/ version I-phone from Vali Faucheux Photo reporter on Vimeo.

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‘My name is Djam’s and I’m married to the street.

I like weed, alcohol, my little delinquent and smuggler’s life.

 

So tell them we don’t give a shit,

Tell them we’ve all grown up in misery,

Tell them we survive because we’re resourceful

Tell them that every night, we walk on the moon,

Tell them we drink, we fuck, we smoke,

Tell them we’ve got the cops on our back,

Tell them that in our heart, there are too many grudges.

 

Even if we’re gangstas, our heart is not made of stone.’ © Djam’s 

« On m’appelle Djam’s, je suis marié à la rue.

Ce que j’aime c’est le shit, l’alcool, petite vie de délinquant, petit trafiquant.

 

Alors, dis-leur qu’on s’en bat les couilles,

Dis-leur qu’on a tous grandi dans la merde,

Dis-leur qu’on vit à cause de la débrouille,

Dis-leur que tous les soirs on marche sur la lune,

Dis-leur qu’on boit, qu’on baise, qu’on fume,

Dis-leur qu’on a les flics sur nos baskets,

Dis-leur qu’au fond de nos cœurs on a trop de rancunes.

 

Même si on est gangster, on n’a pas cœur au pierre. » – © Djam’s


* Amandine BERNIGAUD & Kévin FRADET *

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Photography to discover the world

Amandine and Kévin are 26. Both from Digoine (Burgundy), they one day had the idea to travel the world in 362 days to see the planet and its inhabitants. After having visited 13 countries and gone through 4 continents, they’re back with loads of memories, many photos, a grown-up soul and a spirit that is more open than ever.

Amandine has graduated from a journalism school in Paris…

‘Naturally curious, I left to see, feel, touch, taste, and appreciate all that the world can offer.’ – Amandine

… And Kévin has a bachelor’s degree in web design.

‘I undertook this adventure to discover new cultures and share this experience with people from my home region.’ – Kévin

Their exhibition, ‘Trip around the world’, takes us to Japan, Cambodia, Hong-Kong, Indonesia, Australia, and New Zealand, on Easter Islands, to Chile, Argentina, Brazil, Bolivia, Peru, the USA and Canada. The audience is hence confronted to a real explosion of landscapes, and very quickly, travelling towards new horizons. A beautiful immersion at the heart of the world!

Find some of Amandine and Kévin’s gorgeous photos, videos and further information on their online travel diary, Have a nice trip!.

La photographie pour découvrir le monde 

Amandine et Kévin ont 26 ans. Tous deux Digoinais, ils ont un jour eu l’idée de faire un tour du monde en 362 jours pour découvrir le globe et ses habitants. De retour de 13 pays, et après avoir traversé 4 continents, ils reviennent avec des souvenirs plein la tête, beaucoup de photos, une âme grandie et un esprit plus ouvert que jamais.

Amandine est aujourd’hui diplômée d’une école de journalisme à Paris.

« De nature curieuse, je suis partie pour voir, sentir, toucher, goûter, et apprécier tout ce que le monde peut nous offrir. » – Amandine

Kévin, quant à lui, est diplômé d’une licence professionnelle en développement WEB.

« Je me suis lancé dans cette aventure pour découvrir de nouvelles cultures et partager cette expérience à mon retour avec les habitants de notre région. » – Kévin

Leur exposition, « Escapade autour du monde », nous emmène au Japon, au Cambodge, à Hong-Kong, en Indonésie, en Australie, en Nouvelle-Zélande, sur l’Île de Pâques, au Chili, en Argentine, au Brésil, en Bolivie, au Pérou, aux Etats-Unis, et au Canada. C’est une véritable explosion de paysages et de cultures à laquelle nous sommes confrontés, et c’est très vite que, nous aussi, nous partons voyager vers de nouveaux horizons. Une immersion au cœur du monde !

Retrouvez davantage de photos, des vidéos et de plus amples informations sur leur carnet de bord en ligne, « Have a nice trip ! »

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* Pierre LABORDE *

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Photography to freeze time

‘In the 1960s, I was offered an instamatic camera, which had very few settings, ‘sun in or out’, I think that was what made me fall for photography. Now it’s the numeric era and there are no limits anymore.’ – Pierre LABORDE

It is thus perfectly randomly that Pierre Laborde fell for photography, and with it, the entire world revolving around it.

Thanks to his photos, Pierre prevents all these little memorable moments of our life from fading away. He collects them and gathered a few for this exhibition.

La photographie pour arrêter le temps

« Dans les années 60, j’ai eu en cadeau un appareil photo instamatic avec très peu de réglages à cette époque, « soleil voilé ou brillant », je crois que ça a été le déclic pour tomber dans cette marmite qu’est la photographie. Depuis, avec l’ère du numérique, il n’y a plus de limite.» – Pierre LABORDE

C’est donc tout à fait par hasard que Pierre Laborde est tombé amoureux de la photographie, et avec elle, du monde qui l’entoure.

Grâce à ses photos, il empêche ces petits moments marquants de notre vie de s’enfuir. Il les collectionne et en a rassemblé quelques uns pour cette exposition.

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* Christian DEFACHELLE *

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Photography to tell a story

Telling a story… this is what photography is about, and Christian DEFACHELLE’s exhibition, ‘Metallic photos for metal workers’, perfectly exemplifies that!

‘Photography is a story maker; these former mine factories are filled with stories, many of them! In order to remind ourselves of the life there once was in this place, I chose to tell a very ‘metallic’ story, featuring ‘metal workers’ as main characters. All of these photos come from the Métalovoices show, ‘feRtiles’, which is based on Ohm’s law and more particularly on the words that define it: tension, intensity and Resistance.’ – Christian DEFACHELLE

La photographie pour raconter une histoire 

Raconter une histoire, c’est aussi ça la photographie et l’exposition de Christian DEFACHELLE, « Photos métalliques pour métalos », le fait à merveille !

« La photo est une fabrique à histoires, ces anciens Ateliers de la mine sont chargés d’histoires, beaucoup d’histoires ! Pour nous rappeler la vie en ce lieu, j’ai choisi de vous raconter une histoire très « métallique » avec comme principaux acteurs des « Métalos ». Toutes ces photos sont issues du spectacle « feRtiles » de Métalovoices, ce spectacle s’appuie sur la loi d’Ohm et plus particulièrement sur les mots qui la définissent : tension, intensité et Résistance. » – Christian DEFACHELLE


* Jocelyne ROCHE *

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Photography to capture uniqueness

Jocelyne is a retiree, a traveller, and a pure autodidact in terms of photography. She loves seeing through the camera what she sees with her own eyes, she loves special, unique and moving instants.

Her photo exhibition gathers faces from all around the world; and through the different looks, one can read a culture and see a country.

La photographie pour capturer l’unicité

Jocelyne est retraitée, voyageuse, et une pure autodidacte en photographie. Elle adore fixer à travers l’objectif ce qu’elle voit à l’œil, elle aime les moments privilégiés, uniques et émouvants.

Son exposition photos rassemble des visages du monde, et à travers les différents regards, une culture se lit, un pays se devine.

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2 Comments

  1. Defachelle
    October 19, 2016 / 9:50 PM

    Merci d’avoir choisi de parler des mes photos exposées à Montceau les Mines.

    Encore merci

    :)

    • October 20, 2016 / 11:55 AM

      Tout le plaisir est pour moi :)

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